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L’entrée en vigueur de l’accord Chine-UE sur les IG représente une aubaine pour le secteur viticole français

L’Accord bilatéral entre la Chine et l’Union européenne (UE) sur les indications géographiques (IG) est entré en vigueur lundi, ce qui a permis au marché chinois de devenir une aubaine plus attractive pour le secteur viticole français.

Les indications géographiques sont un label utilisé pour identifier l’origine géographique d’un produit et constituent un type important de droit de propriété intellectuelle. Selon l’accord, 100 indications géographiques de chaque côté, impliquant des boissons alcoolisées, du thé, des aliments et des produits agricoles, ont été placées sous protection le même jour.

Dans un communiqué publié par le ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation, son ministre Julien Denormandie a déclaré que cet accord bilatéral entre l’Union européenne et la Chine est « historique ».

« En protégeant nos indications géographiques, qui font la fierté et la renommée du travail de nos agriculteurs et de nos viticulteurs, cet accord participe à la valorisation de nos savoir-faire français », a souligné le ministre français.

En fait, des vins et spiritueux français, de renommée internationale et issus de terroirs tels que la Champagne, le Beaujolais, Bordeaux et Cognac, représentent une partie importante sur la liste des produits protégés par cet accord.

Vincent Perrin, directeur général du Comité interprofessionnel du vin de Champagne, a déclaré lors d’une interview récente à Xinhua que la Chine reconnaissait de plus en plus la valeur des indications géographiques. « La Chine dispose d’un patrimoine très riche de savoir-faire alimentaires voire artisanaux, et les consommateurs chinois recherchent de plus en plus des gages d’authenticité », a-t-il indiqué.

« Le Champagne est l’appellation viticole la plus exportée dans le monde. Nous nous réjouissons de bénéficier d’un titre de protection en Chine. L’accord Chine-UE sur les indications géographiques élargit la liste des produits protégés et reconnus dans nos deux marchés, parmi les plus dynamiques et profonds en matière alimentaire », a-t-il ajouté.

Christophe Danneaux, directeur de l’activité champagne de G.H. Mumm et Perrier-Jouët, a déclaré pour sa part : « Nous restons très positifs sur nos exportations vers la Chine. Nous voyons avec optimisme la reprise économique et la réouverture progressive des bars, restaurants et hôtels et nous avons fait le choix de conserver une présence forte via des activations en Chine ».

Selon le directeur général de Vinexposium, Rodolphe Lameyse, cet accord permettra, d’une part, aux consommateurs chinois d’avoir la certitude d’acquérir et consommer un produit de qualité et authentique; d’autre part, il apportera des bénéfices concrets aux agriculteurs et viticulteurs français, une étude européenne ayant conclu que le prix de vente des produits sous IG « est en moyenne le double de celui de produits similaires sans protection ».

Le marché chinois est un marché à fort potentiel de croissance pour le secteur européen de l’alimentation et des boissons, a conclu ce responsable de Vinexposium, le premier organisateur mondial d’événements dédiés aux vins et spiritueux.

D’après les chiffres publiés en février par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS), les exportations des vins et spiritueux français envers la Chine se sont établies à 809 millions d’euros en 2020, ce qui a fait de la Chine la troisième destination pour les exportations françaises dans ce secteur, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

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