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Bataille judiciaire entre le PDG de Ferrari, John Elkann, et sa mère autour de la succession de Gianni Agnelli

Un tribunal de Turin devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur un litige familial autour de l’héritage de l’empire italien Agnelli, fondateur notamment du groupe automobile Fiat.

L’affaire porte sur la succession de Gianni Agnelli, ancien patron de Fiat et symbole de l’essor économique de l’Italie d’après-guerre, décédé il y a une vingtaine d’années.

Elle oppose la fille de Giovanni, Margherita – qui a hérité de 1,2 milliard d’euros, – à trois de ses huit enfants, dont l’aîné, John Elkann, est l’actuel président de Ferrari et du constructeur automobile Stellantis, qui contrôle aujourd’hui la marque Fiat.

Margherita, une artiste et philanthrope de 67 ans, demande l’annulation des « pactes de Genève » qu’elle a signés après la mort de son père, afin de ne pas léser ses cinq autres enfants issus d’un second mariage, selon des sources proches de l’héritière.

Ces accords ont été signés en 2004 après la mort de son père l’année précédente et alors que Fiat était au bord de la faillite.

Dans le cadre d’un premier pacte, Margherita a reçu des biens, des œuvres d’art et des liquidités. En échange, elle renonçait alors à toute influence dans la société Dicembre, un élément clé du contrôle d’Exor, le holding de la famille Agnelli. Une disposition qui consolidait ainsi de fait la position de John Elkann, successeur désigné par Gianni Agnelli.

John Elkann, 47 ans, dirige désormais Exor, qui possède des participations dans un certain nombre de sociétés, notamment dans la presse italienne et le club de football de la Juventus de Turin.

Le second pacte réglait par avance les modalités de la succession de Marella, la mère de Margherita, décédée qu’en 2019 à l’âge de 91 ans.

Si le tribunal de Turin lui donnait raison, Margherita pourrait ainsi prétendre à la moitié de l’héritage de sa défunte mère et à une part de l’entreprise familiale Elkann.

Le verdict est attendu d’ici l’été.

(Reportage Emilio Parodi et Giulio Piovaccari; version française Nathan Vifflin, édité par Jean-Michel Bélot)

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