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Le Parlement européen bascule à droite à l’issue des législatives

par Philip Blenkinsop et Sarah Marsh

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BRUXELLES (Reuters) – Les partis nationalistes eurosceptiques ont enregistré les gains les plus importants lors des élections législatives européennes, au détriment notamment des Verts, selon une première projection parue dimanche, un changement susceptible de compliquer les efforts destinés à adopter de nouvelles réglementations à l’échelle de l’Union européenne (UE) et à intégrer des pays supplémentaires dans le bloc.

Les formations d’extrême-droite ont notamment percé en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche, lors d’un scrutin pour élire les 720 députés du Parlement de Strasbourg, dont l’équilibre des pouvoirs bascule ainsi vers la droite.

En France, la large victoire du Rassemblement national (RN) a conduit le président Emmanuel Macron à annoncer, à la surprise générale, une dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue de nouvelles élections législatives les 30 juin et 7 juillet.

Selon une première projection, le parti des Conservateurs et réformistes européens (CRE), le groupe Identité et Démocratie (ID) et d’autres listes d’extrême-droite non affiliées ont obtenu ensemble 149 sièges, soit un gain de 22 sièges.

Les partis pro-européens de centre-droit, de centre-gauche, les libéraux et les Verts conserveront une majorité de 451 sièges, mais celle-ci est considérablement réduite par rapport aux 488 sièges de la précédente législature.

Les Verts, qui ont souffert du mécontentement des foyers, agriculteurs et industriels à propos des politiques énergétiques coûteuses du bloc communautaire, ressortent comme les grands perdants du scrutin, passant de 71 à 53 députés.

Le groupe du Parti populaire européen (PPE) devrait rester la principale force au Parlement de Strasbourg, avec 181 sièges, ce qui lui permettra ainsi de choisir la tête de la Commission européenne – la présidente sortante de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, apparaît favorite pour un second mandat.

Cependant, pour s’assurer une majorité parlementaire, Ursula von der Leyen pourrait avoir besoin du soutien de certains nationalistes, comme la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, donnant à celle-ci et à ses alliés davantage d’influence.

L’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) arrive en deuxième position, avec 135 sièges, soit quatre de moins que la législature précédente.

Le CRE, où siège Fratelli d’Italia, le parti de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, devrait obtenir deux sièges de plus avec 71 députés. Le groupe ID, qui comprend le Rassemblement national ressorti vainqueur en France, pourrait obtenir 62 sièges, soit 13 de plus.

Le nombre de députés non-affiliés qui pourraient rejoindre d’autres groupes, y compris les eurosceptiques, a grimpé de 40 à 102, selon la première projection.

(Reportage Philip Blenkinsop et Kate Abnett à Bruxelles, Graham Keely à Madrid et Gus Trompiz et Manuel Ausloos à Paris, Francois Murphy à Vienne, Sarah Marsh et Thomas Escritt à Berlin, rédigé par Jan Strupczeski et Ingrid Melander; version française Jean Terzian, Nicolas Delame et Blandine Hénault)

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