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BURKINA-FASO/ Situation de la nation : « Plus de 125 000 déplacés internes de retour dans leur localité ».

Le Premier ministre burkinabé, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, était devant l’Assemblée Législative de Transition(ALT),  ce mardi 30 mai 2023 pour le traditionnel Discours sur la Situation de la Nation(DSN). Au cours de cet exercice constitutionnel, le Chef du gouvernement a dressé le bilan de l’action gouvernementale et a dégagé les perspectives avant de se prêter aux questions des députés.  De la lutte contre le terrorisme aux futures élections, en passant par la refondation de l’Etat, le « conquérant de l’impossible »,  s’est montré rassurant, et cela, après six mois de gestion d’un Etat en crise. Retour sur les points saillants.

La situation sécuritaire : La portion sous contrôle du territoire national est de 65% 

Selon le premier ministre, à l’heure actuelle, « la portion sous contrôle du territoire national est de 65% ». Il ajoute : « il y’a 20% où nos forces ont un accès limité ». Conviction  du Chef du gouvernement burkinabé, l’espoir renait dans la lutte contre le terrorisme, avec  le Capitaine Ibrahim Traoré. « Comme l’on dit, quand on a un bon général, on a de bons soldats. Le bon général, nous l’avons trouvé, c’est notre président », foi de Kyelem de Tambela pour qui, par ailleurs, «  il n’y a pas de négociation possible » avec les « hordes terroristes ». « Pour nous, il n’y a pas de négociation possible avec l’immortalité, (…) Nous ne négocierons jamais, ni l’intégrité territoriale du Burkina Faso, ni sa souveraineté. Nous défendrons notre territoire et nos populations coûte que coûte », a martelé Me Kyelem de Tambela avant d’ajouter que « la seule négociation qui vaille avec les bandits armés est celle qui se fait actuellement sur le champ de bataille ».

La situation humanitaire : Plus de 125 227 de personnes déplacés de retour au bercail 

Le Premier ministre, Me Apollinaire Kyelem de Tambela : « Il n’y a pas de négociation possible avec les hordes terroristes »

Aux dires du premier ministre, « Les bandits armés, (…), ont contraint des milliers de personnes à l’exil dans leur propre pays. Des centres de santé, des écoles, des récoltes ont été brulés, saccagés, pillés ». « Grace aux efforts consentis, selon un décompte non exhaustif, à la date du 23 mai 2023, plus de 20 457 ménages, comprenant plus de 125 227 personnes, sont retournées dans leurs localités d’origine », a indiqué le Premier ministre.

Coopération : « Nous irons partout où nous trouverons des solutions pour les burkinabé », dixit le premier ministre burkinabé

A entendre le premier ministre, « Pour le salut » du Burkina Faso, le gouvernement de la Transition la a décidé de la diversification des partenariats. C’est ainsi que le pays a  renforcé sa coopération avec la Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran, la Corée du Nord et le Venezuela.  « Désormais, les relations entre le Burkina Faso et ses partenaires se font dans un climat de confiance et de respect mutuel. Rien ne peut nous être imposé. L’histoire étant faite de vicissitudes, peut-être qu’un jour le Burkina Faso se soumettra au dictat de quelques puissances étrangères. Mais, ce sera après nous. Nous pouvons nous tromper, mais nous agirons toujours en toute souveraineté à l’aune des intérêts du Burkina Faso », a lâché le Chef du gouvernement.  Il dit regretté l’acte de certains « des partenaires, qui pourtant font des affaires au Burkina Faso, ont refusé de nous vendre des armes. Pire, certains partenaires, ont même dissuadé d’autres de le faire ».

La refondation de l’Etat : Les COVED, comme reflet de la société 

Les comités de veille et de développement(COVED), seront les piliers de la refondation de la société burkinabé. Des explications du Chef du gouvernement, on retient que les COVED contribueront à l’élaboration d’un avant-projet de Constitution. Ils seront des artisans de la lutte contre la délinquance, et le banditisme, pour l’éducation à la citoyenneté, pour l’assainissement et le développement local. Selon le premier ministre, « Les COVED seront le reflet de la société, et la société sera le reflet des COVED ».

Des élections devant mettre fin à la Transition : « Il n’y a pas d’élections sans sécurité », estime le Chef du gouvernement

À la question d’un député sur la tenue des élections devant mettre fin à la Transition, le premier ministre a répondu sans détour : « Il n’y a pas d’élections sans sécurité ». Pour lui, à l’étape actuelle de la situation sécuritaire, si élections il y’a, « il y a des députés qui ne pourront pas se faire élire parce qu’ils ne pourront pas aller dans leur village pour des campagnes électorales, (ndlr) ». « Nous sommes garants de la sécurité des burkinabé », a-t-il rappelé avant de déclarer : « ceux qui sont pressés pour aller aux élections, qu’ils nous aident à garantir la sécurité. Sinon, ça sera des élections aussitôt contestées ». Le Chef du gouvernement a conclu sur la question : « si vous avez une baguette magique qui peut nous assurer la sécurité le plus tôt possible, on organise les élections ».

Evoquant la question d’une fédération avec le Mali, le premier ministre burkinabé, révèle que « Dès que nous avons émis l’idée d’une fédération avec le Mali, les forces obscurantistes ont vite fait de susciter, aussi bien au Mali qu’au Burkina Faso, des éléments à leur solde pour étouffer l’idée dans l’œuf ». A ces « petits esprits », qui sont selon lui, « incapables de rêver grand », Me Apollinaire Kyelem de Tambela, a répondu : « Quant à nous, nous sommes des conquérants de l’impossible. Nous sommes des bâtisseurs de l’avenir. Comme le disait Thomas Sankara, il faut oser inventer l’avenir ».

 Pour le Journal Chrétien

Emmanuel LANKOANDE

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