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Les sanctions contre Moscou pénalisent les Bourses européennes

Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes sont en net recul à mi-séance lundi après les nouvelles sanctions occidentales contre la Russie et le placement en « alerte de combat » de la force de dissuasion nucléaire de Moscou, qui incitent les investisseurs à un nouveau repli sur les actifs jugés les plus sûrs tandis que les cours des matières premières montent encore.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent un repli de 1,31% pour le Dow Jones, de 1,41% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,26% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 3,06% à 6.546,06 points vers 12h00 GMT et a effacé la quasi-totalité de son rebond de vendredi. A Londres, le FTSE 100 cède 1,21% et à Francfort, le Dax recule de 2,31%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 3%, le FTSEurofirst 300 de 1,36% et le Stoxx 600 de 1,3%.

Les marchés continuent donc de tanguer au gré de l’évolution du conflit militaire entre l’Ukraine et la Russie et des secousses politiques et économiques qu’il provoque. L’indice de volatilité Vix du CBOE (+19,28%) est ainsi reparti en forte hausse, comme celui qui reflète la volatilité de l’EuroStoxx 50 (+21,16%).

L’espoir de voir les négociations ouvertes ce matin entre Ukrainiens et Russes aboutir à un résultat concret est très tenu, et les investisseurs s’inquiètent des conséquences du conflit et des sanctions occidentales sur la croissance économique, l’activité des entreprises, la liquidité des marchés ou la hausse des prix.

L’exclusion de la plupart des banques russes du système international SWIFT, le gel partiel des réserves de la banque centrale russe et les restrictions au trafic aérien, entre autres, ont frappé les esprits.

« Les nouvelles sanctions annoncées samedi (…) sont encore plus sévères et plus larges que les plus extrêmes que nous avions envisagées il y a un mois seulement », constatent dans une note les économistes de JPMorgan en charge des pays émergents, en soulignant les répercussions à l’échelle mondiale, principalement par le biais des prix des matières premières.

La banque américaine n’exclut plus de voir le cours du baril de pétrole atteindre 150 dollars, soulignant que cela pourrait à la fois freiner la croissance et doper l’inflation.

En Russie, les autorités ont renoncé à ouvrir la Bourse de Moscou après la rechute du rouble, qui a cédé jusqu’à plus de 30% face au dollar et inscrit un nouveau plus bas historique avant que la banque centrale ne relève son taux directeur, porté de 9,5% à 20%.

 

VALEURS EN EUROPE

En Europe, le secteur bancaire est le plus fortement touché par le repli général après l’exclusion de la majeure partie des banques russes du système international SWIFT, qui affecte en premier lieu les établissement présents en Russie.

L’indice sectoriel Stoxx cède 5,69%, au plus bas depuis décembre; le groupe autrichien Raiffeisen Bank chute de 13,36%, le français Société générale de 10,61%, l’italien UniCredit de 11,91%.

Le compartiment automobile abandonne quant à lui 5,29%, avec des reculs de 11,43% pour Renault, de 8,52% pour Faurecia et surtout de 22,71% pour le fabricant finlandais de pneus Nokian Tyres, dont 80% de la production est basée en Russie et qui a renoncé à ses objectifs de résultats.

En hausse, les valeurs de la défense profitent des décisions prises ce week-end par l’Union européenne pour soutenir l’Ukraine et de l’annonce par l’Allemagne d’une nette augmentation de son budget militaire: Thales gagne 12,04%, Dassault Aviation 8,27%, BAE Systems 13,17% et Rheinmetall 25,22%.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain reculent, conséquence du repli sur les valeurs refuges et de la révision à la baisse des anticipations d’évolution des taux d’intérêt au vu du contexte géopolitique.

Celui des Treasuries à dix ans cède ainsi près de sept points de base à 1,9165% et le deux ans près de huit points à 1,498%.

Sur le marché européen, le dix ans allemand revient à 0,198%, en baisse de plus de deux points.

Les marchés monétaires n’évaluent désormais qu’à un peu plus de 10% la probabilité d’une hausse d’un demi-point du taux des « fed funds » de la Réserve fédérale le 16 mars, contre plus de 20% la semaine dernière, selon les données de CME.

CHANGES

Malgré l’évolution des perspectives de hausse de taux, le dollar reste orienté à la hausse face aux autres grandes devises (+0,42%), profitant de son statut de valeur refuge.

Le yen et le franc suisse sont eux aussi entourés, alors que l’euro recule nettement contre le billet vert (-0,65%), à 1,1194, les cambistes redoutant le coût économique des sanctions contre la Russie pour les pays de la zone euro, qui pourraient obliger la Banque centrale européenne à freiner le resserrement de sa politique monétaire.

PÉTROLE

Le prix du baril est de nouveau en nette hausse, la volonté des pays occidentaux d’isoler économiquement la Russie ravivant les craintes de tensions sur l’offre mondiale de brut, d’autant que l’Opep+ a revu en baisse sa prévision d’excédent mondial pour cette année.

Le Brent gagne 4,67% à 102,50 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 4,87% à 96,05 dollars.

Goldman Sachs a relevé sa prévision à un mois pour le Brent à 115 dollars le baril contre 95 dollars auparavant.

MÉTAUX

L’aversion au risque et le risque d’une baisse de l’offre soutiennent les cours de l’or, en hausse de 0,91% à 1.904,8 dollars l’once, comme du palladium (+4,34%), composant clé des pots d’échappement catalytiques et dont le groupe russe Nornickel est le premier producteur mondial.

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU JOUR

(Rédigé par Marc Angrand, édité par Blandine Hénault)

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