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Prudence en Europe avant la Banque d’Angleterre et la Fed

par Claude Chendjou

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PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue sans grand changement lundi et les Bourses européennes sont orientées à la baisse à mi-séance, l’euphorie de la semaine dernière retombant à l’entame d’une semaine riche en réunions de grandes banques centrales, dont celle de la Réserve fédérale américaine et de la Banque d’Angleterre.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse d’environ 0,10% pour le Dow Jones, le Standard & Poor’s 500 et le Nasdaq après une séance dans le rouge vendredi.

En Europe, où les Bourses ont clôturé vendredi sur leur meilleure performance hebdomadaire depuis deux mois, le CAC 40 parisien reflue de 1,07% à 7.299,67 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,6% et à Londres, le FTSE abandonne 0,33%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,62%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,85% et le Stoxx 600 de 0,70%.

Après la perspective d’une fin imminente de la hausse des taux perçue jeudi dans le communiqué de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), qui a semblé relever ses taux pour la dernière fois de 25 points de base, les investisseurs attendent prudemment cette semaine les décisions des banques centrales de Suisse (jeudi), de Norvège (jeudi), du Royaume-Uni (jeudi), du Japon (vendredi) et surtout des Etats-Unis (mercredi).

Alors qu’une pause est attendue mercredi sur les taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque d’Angleterre (BoE), devrait elle opter, jeudi, pour une quinzième hausse du coût du crédit, mais le marché anticipe que celle-ci sera la dernière du cycle de resserrement entamé en décembre 2021.

« Si la BoE procède effectivement à une hausse, nous nous attendons à ce qu’elle soit similaire à celle de la BCE, les commentaires ultérieurs indiquant qu’elle en a probablement terminé avec ces hausses », écrit dans une note Mohit Kumar, chef économiste pour l’Europe chez Jefferies.

Goldman Sachs de son côté a abaissé sa prévision du taux terminal de la BoE à 5,5%, ce qui suppose une dernière hausse de 25 points de base.

Les données sur l’inflation au Royaume-Uni, prévues mercredi, et celles sur la zone euro, attendues mardi, incitent également le marché à la prudence, une prudence qui se lit dans les rendements obligataires en Europe, reparties à la hausse.

VALEURS EN EUROPE

Parmi les grands indices sectoriels de la cote européenne, la santé (-1,1%) et les nouvelles technologies (-1,33%) accusent l’une des plus fortes baisses.

A Paris Société Générale cède 9,31%, le marché n’étant pas convaincu par la stratégie dévoilée par le nouveau directeur général de la banque, tandis qu’Unibail-Rodamco (+1,29%) profite d’un relèvement de recommandation de la part de Barclays.

Dans la « tech », Nordic Semiconductor plonge de 11,74%, en queue du Stoxx 600, le groupe ayant abaissé ses prévisions de revenus pour le troisième trimestre.

Le laboratoire pharmaceutique Lonza chute de 8,99% avec l’annonce du départ de son directeur général, Pierre-Alain Ruffieux.

Le groupe publicitaire S4 Capital de Martin Sorrell dégringole de 25,02% après avoir abaissé ses prévisions annuelles pour la deuxième fois en autant de mois, affirmant que les craintes de récession rendent les clients prudents.

TAUX

Les rendements obligataires en zone euro montent après des commentaires jugés restrictifs de responsables de la BCE, à l’image de Bostjan Vasle et Robert Holzmann qui ont déclaré qu’une nouvelle hausse de taux ne pouvait être exclue, tandis que Peter Kazimir a dit qu’il fallait attendre le printemps pour conclure que le pic des taux avait été atteint.

Le rendement du Bund allemand à dix ans prend près de trois points de base, à 2,694%

Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries de même échéance avance de 2,5 points de base, à 4,3425%

CHANGES

L’indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises internationales, s’est rapproché lundi de son plus haut niveau depuis six mois, à 105,32 points, avant les décisions de plusieurs banques centrales.

« Dans l’ensemble, nous sommes plutôt positifs à l’égard du dollar », a déclaré Alvin Tan, stratège changes chez RBC Capital Markets. « L’économie américaine surpasse l’Europe et l’Asie, en particulier la Chine », a-t-il ajouté.

L’euro se négocie à 1,0669 dollar (+0,13%) et la livre sterling à 1,2402 dollar (+0,1%).

PÉTROLE

Le marché pétrolier monte pour la troisième séance d’affilée, tiré par les prévisions d’une réduction de l’offre au quatrième trimestre et une hausse de la demande en Chine.

Le Brent prend 0,51% à 94,41 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,67% à 91,38 dollars.

(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

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