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Quiconque est né de Dieu ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même. 1 Jn 5:18

« Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. » (1 Jean 5:18). L’épître se termine par la réaffirmation de trois certitudes fondamentales introduites par l’expression nous savons. le Fils né de Dieu le protège : certains manuscrits ont : celui qui est né de Dieu se garde lui-même. Variante : et il se tient lui-même sur ses gardes, et le diable ne le touche pas.

Selon les versions, on lit que « le Fils de Dieu garde » le croyant ou que « celui qui est né de Dieu se garde lui-même ». Quelle option est juste ?

Selon les versions, on lit que « le Fils de Dieu garde » le croyant ou que « celui qui est né de Dieu se garde lui-même ». Quelle option est juste ?

La Koïne et le Sinaïticus lisent ici un heauton (lui-même) à la place du auton. Si nous rapportons « celui qui est né de Dieu » à Jésus, nous pouvons rapprocher cette expression de l’autre expression johannique : monogenès (unique engendré) dans Jean 1.13. Les Pères de l’Eglise ont rapporté l’expression « Celui qui est né de Dieu » à Jésus.

Le texte dit littéralement : « l’engendré de Dieu » garde le croyant (ho geenètheis ek tou theou). Certaines versions (Segond, Darby, King James) interprètent ce participe aoriste comme se rapportant au croyant « né de Dieu ». Beaucoup d’exégètes pensent qu’il est plus naturel de référer cette formule à Jésus-Christ. Comme Jean a parlé du croyant et de sa naissance spirituelle au temps parfait dans la clause précédente, le changement du parfait à l’aoriste suggère un changement de personne. « Dans son évangile comme dans son épître, Jean emploie le parfait pour parler de la nouvelle naissance du chrétien. Burdick dit que ‘l’idée que le croyant doit se garder lui-même n’est enseignée nulle part ailleurs dans l’Ecriture ; c’est même contraire à ce que la Bible enseigne à ce sujet’. Par contre, la vérité que le Christ garde les enfants de Dieu se trouve dans Jean 17.12 ; 1 Pierre 1.5 ; Jude 24 et Apocalypse 3.10. L’interprétation qui voit dans ce verset une référence au Christ gardant le croyant établit un contraste frappant entre les activités du Christ et le ‘Malin’ dans la clause suivante » (E. Hiebert BSa Juill.-sept. 1990 p. 322-323).

La TOB traduit très littéralement : « l’Engendré de Dieu le garde » et la BS : « le Fils de Dieu le protège ». Les deux mettent l’autre version en note. La BS ajoute encore la variante : « et il se tient lui-même sur ses gardes ». Cette idée ne paraît pas anti-biblique ; le Seigneur ne nous a-t-il pas appris à prier : « Garde-nous de céder à la tentation ». Dans cette manière de formuler cette demande du Notre Père, les deux aspects se retrouvent : nous nous tenons sur nos gardes, mais nous demandons à Dieu de nous garder afin que nous ne cédions pas à la tentation.

Si, dans 3.9, c’était « la semence » de Dieu qui rendait le péché impossible, Jean pourrait-il dire ici que le croyant doit se garder lui-même ?

Si nous devions nous garder nous-mêmes, nous ne pourrions guère avoir confiance d’être gardés du péché, car nous savons combien le péché est enraciné en nous et a des alliés dans la place.

Pour décrire les chrétiens, Jean utilise régulièrement le participe parfait gegennèmenos. Il indique une relation commencée à un moment donné du passé dont les effets se continuent dans le présent. Parce que je suis né, je vis maintenant – ce qui est vrai sur le plan physique et sur le plan spirituel. Le participe aoriste gennètheis exprime un fait accompli une fois pour toutes. Il se réfère à Celui qui a toujours été né de Dieu, en-dehors du temps, et qui, par conséquent, est le Fils éternel. C’est pourquoi il est juste de traduire (comme la BS) : « le Fils de Dieu le protège ». Ce n’est pas par nos propres efforts que nous sommes délivrés du péché, mais par la vie du Christ en nous. (D’après D. Jackman The Message of John’s Letters p. 167-168).

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