Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Vous aimez nous lire?

Soutenez-nous !

Au moins 107 cas de violences faites aux femmes en un an

La Commission Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun s’est prononcée samedi contre les violences faites aux femmes. La déclaration de la CDHC intervenait à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes.

L’édition 2023 de la journée internationale pour l’élimination des violences vis à vis des femmes s’est célébrée le 25 Novembre sur le thème : « Tous unis ! Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles ». La situation des violences infligées aux femmes ne s’estompe malheureusement pas au Cameroun.
Les femmes toujours violentées au Cameroun

La situation des femmes subissant des violences ne s’estompe pas. Au moins 107 cas ont été enregistrés entre le 26 Novembre 2022 et le 25 Novembre 2023. Les cas les plus récurrents sont des assassinats ; viols ; des bastonnades organisées pour ne citer que ceux- ci. Quelques exemples sont : l’assassinat d’une enseignante à Douala par son mari. Diane YONGO, « à la suite d’une pile de coups reçus le 12 Novembre 2023 dans l’enceinte de l‘Hôpital de Zabele dans la ville de Douala où cette mère de trois enfants a été internée en soins intensifs avant de rendre l’âme le 18 Novembre 2023 », explique la Déclaration de l’organe en charge des Droits de l’Homme au Cameroun.

D’autres illustrations des violences faites aux femmes et aux filles qu’évoque la commission dirigée par le Professeur James MOUANGUE KOBILA, sont : le viol et l’assassinat d’une jeune fille dans la région du Nord ; Il y’a aussi l’atteinte à l’intégrité physique d’une autre jeune fille âgée de 20 ans « ébouillantée à l’eau pimentée le 28 Aout 2023… par des jeunes filles qui y travaillent comme serveuses et danseuses de charme.»
La plupart de ces barbaries ont été relayées par la presse locale et le gouvernement a pris ses responsabilités en interpellant notamment les auteurs, et d’autres restent activement recherchés par la police.

Les préoccupations s’accentuent

Les points qui préoccupent le plus en terme des violences vis-à-vis des femmes et des jeunes filles au Cameroun sont pluriels. La CDHC cite notamment : La banalisation des violences conjugales et domestiques à l’égard des femmes et des jeunes filles perpétrées par les membres des familles et certains proches des victimes ; La persistance de pratiques coutumières néfastes, constitutives de violences à l’égard des femmes et des filles (rites de veuvage, le repassage des seins.)
La CDHC dit être aussi préoccupée « par le fait que, les déplacés internes naguère établis dans les zones en proie à l’insécurité ont tendance à s’installer dans des maisons surpeuplées ou à trouver des arrangements d’hébergement qui se transforment en programme d’exploitation sexuelle ou en travail forcé pour les enfants, les filles en particulier ».

Une mobilisation de tous pour endiguer le phénomène

La lutte contre les violences faites à la gente féminine engage tout le monde même si le gouvernement est interpelé au premier rang. L’une des actions suggérées est la dénonciation de ces actes de barbarie. En effet, la CDHC invite toute personne victime ou témoin de violation des droits de l’homme en général – et des femmes en particulier à la saisir y compris par son numéro vert, le 1523.      L’organe en charge des droits de l’Homme au Cameroun souhaite aussi, une meilleure implication du gouvernement ; du ministère de la justice ; la police et la gendarmerie ; le ministère de la promotion de la femme et de la famille ; le ministère des affaires sociales et les organisations de la société civile. Pour ce qui est du gouvernement en particulier, il est recommandé la poursuite avec plus d’engagement, de la mise en œuvre de toutes les politiques stratégiques adoptées, notamment, la stratégie nationale de lutte contre la violence basée sur le genre; le plan d’action national 2022-2026 pour l’élimination des mutilations génitales au Cameroun , adopté avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population , et de finaliser le processus d’élaboration de l’avant -projet de loi contre les violences basées sur le genre lancé par le Ministère de la promotion de la femme et de la famille ainsi que le projet de loi portant code de la famille.

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS