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L’Otan prête à déployer plus de renforts au Kosovo

OSLO (Reuters) – L’Otan est prête à envoyer davantage de renforts au Kosovo pour mettre fin aux violences dans le nord du pays à majorité serbe, a déclaré jeudi le secrétaire général de l’alliance atlantique, Jens Stoltenberg, ajoutant qu’un premier contingent de 700 soldats était déjà en route.

« L’Otan restera vigilante. Nous serons présents pour garantir un environnement sûr et sécurisé et aussi pour apaiser et réduire les tensions », a dit Jens Stoltenberg aux journalistes en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’organisation à Oslo.

Les tensions dans le nord du Kosovo ont dégénéré en violences en fin de semaine dernière lorsque des maires albanophones, issus de la communauté majoritaire dans le pays, ont voulu prendre leurs fonctions dans des communes à large majorité serbe. Ces maires ont été élus en avril lors de scrutins municipaux boycottés par les Serbes.

L’Otan a décidé d’envoyer 700 militaires supplémentaires pour renforcer les effectifs de sa mission de maintien de la paix sur place, la Kfor, forte jusqu’à présent de 4.000 membres, après des affrontements lundi qui ont fait 30 blessés dans ses rangs et 52 du côté des manifestants serbes.

Jens Stoltenberg a qualifié les violences contre les soldats de l’Otan de « totalement inacceptables ». Il a déclaré que les alliés étaient prêts à envoyer de nouveaux renforts si besoin.

« Notre message aussi bien à Belgrade qu’à Pristina est qu’ils doivent s’engager de bonne foi dans le dialogue sous médiation de l’UE », a-t-il dit.

L’organisation des élections municipales dans le nord à majorité serbe a été critiquée par les Etats-Unis et les pays européens qui soutiennent pourtant le Kosovo après lui avoir apporté en 1999 la protection de l’Otan et soutenu son indépendance de la Serbie en 2008.

Emmanuel Macron a ainsi jugé mercredi qu’il y avait « très clairement (…) une responsabilité des autorités kosovares dans la situation actuelle » en raison de leur non-respect d’un accord conclu quelques semaines auparavant entre le Kosovo et la Serbie sous les auspices de l’Union européenne en vue d’une normalisation de leurs relations.

Avec le chancelier allemand Olaf Scholz, le président français a prévu de rencontrer ce jeudi en Moldavie, en marge d’un sommet de la communauté politique européenne, la présidente kosovare Vjosa Osmani et le président serbe Aleksandar Vucic.

A son arrivée à ce sommet, Aleksandar Vucic a déclaré que « l’initiative la plus puissante » pour apaiser les tensions serait que les autorités kosovares démettent les « soi-disant maires » issus des élections d’avril.

Egalement présente en Moldavie, Vjosa Osmani a pour sa part déclaré à Reuters que « le problème vient de la Serbie, un pays qui doit encore se confronter à son passé ».

« La situation est tendue mais nous devons faire en sorte de rétablir l’état de droit au Kosovo et comprendre que la menace émane du refus de la Serbie de reconnaître l’existence du Kosovo en tant qu’Etat souverain », a-t-elle ajouté.

(Rédigé par Sabine Siebold et Benoit Van Overstraeten, avec Andrew Gray et John Irish à Chisinau, version française Bertrand Boucey, édité par Blandine Hénault)

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