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Le pays hôte de l’Exposition universelle de 2030 désigné mardi

(Bien lire Osaka au lieu de Tokyo paragraphe 2)

PARIS (Reuters) – Rome en Italie, Ryad en Arabie saoudite ou Busan en Corée du Sud : le nom de la ville qui accueillera l’Exposition universelle en 2030 sera connu mardi, lors d’un vote organisé en France.

La ville gagnante succédera à Dubaï, hôte de l’édition 2020, et Osaka, qui accueillera en 2025 l’évènement planétaire organisé tous les cinq ans, objet d’une intense campagne d’influence de la part des impétrants.

Le choix du lauréat se fait au sud de Paris, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Le Bureau international des expositions y tient son assemblée générale en présence de délégués de ses 182 États membres sous la houlette du Français Alain Berger.

Conséquence : la campagne de lobbying se fait essentiellement dans la capitale française où la candidature de Busan décore les taxis parisiens tandis que celle de l’Arabie saoudite prend la forme d’affiches bleues géantes marquées du slogan « Ensemble pour un avenir clairvoyant ».

La France a annoncé dès l’an dernier son soutien à Ryad au grand dam de l’Italie, qui espère l’appui des autres pays européens.

La candidature romaine a fait l’objet de soirées de prestige, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, assistant notamment en juin à Paris à un spectacle grandiose dans les jardins de l’ambassade.

Le maire de Rome, Roberto Gualtieri, est venu en octobre assister à un forum baptisé « Personnes et territoires » au Palais Brongniart, en présence du danseur piémontais Roberto Bolle.

« Rome a une longue tradition d’organisation de grands évènements, nous avons les infrastructures et le savoir-faire. Nous pouvons espérer la venue d’un nombre de visiteurs bien plus important que les autres villes candidates », a alors déclaré à Reuters l’édile, qui sera présent mardi pour le vote.

RYAD FAVORI

Le président de Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, était ces derniers jours dans la capitale française, où il a rencontré Emmanuel Macron vendredi. Si le choix se porte sur Busan, ce sera une première dans l’histoire de la Corée.

Yoon a présenté l’exposition comme une occasion pour son pays de remercier le monde pour l’aide internationale reçue au lendemain de la guerre de Corée (1950-1953). Il s’est engagé à fournir un « niveau de soutien sans précédent » à l’évènement.

L’Expo2030 était au menu de la rencontre entre Emmanuel Macron et le prince saoudien Mohammed ben Salmane en juin à l’Elysée. Avide de reconnaissance sur la scène internationale, le royaume est aussi en lice pour accueillir la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques.

Les Saoudiens, qui cherchent réduire à leur dépendance au pétrole, investissent dans le tourisme et l’industrie à travers d’ambitieux projets comme la ville du futur Néom et le complexe immobilier de luxe durable Red Sea Global.

Odessa, en Ukraine, a dû renoncer à se porter candidate en raison de la guerre avec la Russie.

Avec des dizaines de millions de visiteurs potentiels durant six mois, l’Exposition universelle est une vitrine pour le pays hôte, qui peut en espérer d’importantes retombées économiques.

Exemple de la portée que peut revêtir l’évènement : la Tour Eiffel a été érigée à Paris pour l’Exposition universelle de 1889.

Les efforts en matière de lutte contre le réchauffement climatique et de préservation de l’environnement ont été regardés de près pour l’édition 2030.

Encouragée par le succès de l’Expo de Milan en 2015, Rome veut en profiter pour développer la banlieue Est, largement négligée, en créant une voie verte de 20 kilomètres de long la reliant au coeur antique de la ville.

Elle a aussi mis l’accent sur les droits de l’homme et la démocratie, se présentant comme une option plus éthique que Ryad, favori de la compétition.

« Rome est la ville la plus crédible pour une exposition qui promeut le développement durable, qui respecte les droits de l’homme, la diversité, le dialogue, l’inclusion, les femmes, la communauté LGBTQ+, les syndicats », a déclaré Roberto Gualtieri devant la presse la semaine dernière.

(Reportage Elizabeth Pineau avec Crispian Balmer à Rome, Pesha Magid à Ryad et Hyonhee Shin à Séoul, édité par Blandine Hénault)

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