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Wall Street devrait monter avant la Fed, l’Europe recule face aux risques économiques

Wall Street devrait ouvrir en légère hausse mardi avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale mais les Bourses européennes sont en net repli à mi-séance, la résurgence de l’épidémie de COVID-19 en Chine et l’absence de progrès apparent dans les négociations sur l’Ukraine incitant les investisseurs à se détourner une nouvelle fois des actions.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais suggèrent une quasi-stabilité pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 et une progression de 0,16% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 1,26% à 6.289,47 points vers 11h50 GMT. À Londres, le FTSE 100 cède 0,89% et à Francfort, le Dax recule de 1,23%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,21%, le FTSEurofirst 300 de 0,78% et le Stoxx 600 de 0,92%.

Le Federal Open Market Committee (FOMC) de la Fed va entamer deux jours de débats au terme desquels il devrait annoncer la première hausse des taux directeurs américains depuis trois ans, un tournant désormais largement intégré par les marchés.

L’attente de ses décisions et surtout de ses nouvelles prévisions devrait limiter les écarts sur les marchés américains alors que les actions européennes réagissent fortement aux nouvelles en provenance de Chine, d’Ukraine et de Russie.

Alors que l’armée russe dit contrôler désormais la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, une nouvelle session de négociations entre les deux camps devait avoir lieu en visioconférence, ce qui entretient l’espoir d’une solution négociée au conflit militaire.

En Chine, la nouvelle flambée de l’épidémie de COVID-19 conduit les autorités à multiplier les restrictions sanitaires et les confinements locaux, ce qui risque de peser sur l’activité économique.

Ce contexte continue de peser lourdement sur le moral et le comportement des investisseurs: l’enquête mensuelle de l’institut allemand ZEW montre une dégradation record en mars avec un indice du sentiment passé en un mois de 10,0 à -39,3 et celle de BofA reflète un degré d’inquiétude sans précédent depuis la crise de 2008.

UBS a revu à la baisse son objectif pour le Stoxx 600 en fin d’année à 480 points contre 520 et ramené son estimation de la croissance des profits des sociétés qui le composent de 15% à 8%.

VALEURS EN EUROPE

Les plus fortes baisses sectorielles en Europe sont pour le compartiment des matières premières, dont l’indice Stoxx perd 2,99% et celui du pétrole et du gaz (-1,63%).

À l’opposé, la seule hausse marquée est pour les médias (+0,99%) grâce à un bond de 8,1% de Pearson, convoité par le fonds américain Apollo.

À Paris, le sidérurgiste ArcelorMittal abandonne 2,84% et parmi les valeurs du luxe, sensibles aux nouvelles ne provenance de Chine, Hermès cède 2,78% et LVMH 2,47%.

Solvay, qui gagnait près de 7% à l’ouverture après l’annonce d’un projet de scission en deux entités indépendantes cotées, a effacé ses gains au fil des heures et cède désormais 2,08%.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain reculent mais restent proches des plus hauts de deux ans et demi atteints lundi après l’envolée déclenchée par les derniers chiffres des prix à la consommation américains.

Les écarts pourraient être plus limités jusqu’à la publication mercredi du communiqué de politique monétaire de la Fed, mais les investisseurs surveilleront les statistiques des prix à la production aux Etats-Unis à 13h30 GMT.

Le rendement des titres à deux ans s’affiche à 1,8285%, le dix ans à 2,1224%.

Sur le marché obligataire européen, le dix ans allemand suit le mouvement et revient à 0,352%.

CHANGES L’espoir d’une issue diplomatique au conflit en Ukraine assure encore un soutien à l’euro, qui est brièvement repassé au-dessus de 1,10 dollar avant de revenir à 1,0984, en hausse de 0,41% face au billet vert.

« Cela reflète l’espoir que les discussions entre les négociateurs russes et ukrainiens puissent aboutir à une solution rapide et pacifique malgré tout », écrivent les analystes devises de Commerzbank dans une note.

Le dollar accuse en revanche un repli de 0,17% face à un panier de devises de référence, le yen reprenant du terrain après son plus bas de cinq ans.

PÉTROLE

Le marché pétrolier creuse ses pertes et évolue au plus bas depuis deux semaines, la poursuite des pourparlers sur l’Ukraine limitant les craintes liées à l’offre tandis que la situation sanitaire en Chine fait craindre une baisse de la demande de la deuxième économie mondiale.

Le Brent abandonne 7,55% à 98,83 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 8,02% à 94,75 dollars. Ce dernier n’était pas repassé sous 100 dollars depuis le 1er mars.

(Version française Marc Angrand)

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