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Navalny: Entretien entre Bruxelles, Londres et Washington

Des représentants de l’Union européenne vont s’entretenir lundi par visioconférence avec leurs homologues américains et britanniques pour évoquer l’attitude de la Russie qui a ordonné vendredi l’expulsion de plusieurs diplomates européens.

Cette réunion, qui s’ouvrira à 12h00 GMT, fournira aux Occidentaux l’occasion de réfléchir à une réponse conjointe à la condamnation et à l’incarcération de l’opposant Alexeï Navalny et aux expulsions de diplomates européens au moment même où Josep Borell, le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, se trouvait à Moscou.

S’exprimant sur son blogue, ce dernier a dit avoir appris l’expulsion des diplomates par les réseaux sociaux alors qu’il rencontrait le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. et

Malgré ce camouflet, l’Union européenne a jugé lundi que cette visite ne pouvait être considérée comme un échec, le comportement des autorités russes et du chef de la diplomatie russe ayant permis d’avoir un « signal clair des intentions » de Moscou.

Ces expulsions, les vaines tentatives de les empêcher et l’interdiction qui lui a été faite de rencontrer Alexeï Navalany ont conforté son opinion selon laquelle « l’Europe et la Russie s’éloignent petit à petit l’une de l’autre ».

« La Russie se déconnecte petit à petit de l’Europe et perçoit les valeurs démocratiques comme une menace existentielle », a déclaré Josep Borrell. « Il reviendra aux Etats membres de décider des prochaines étapes et, effectivement, cela pourra passer par des sanctions », a-t-il écrit.

Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, en 2014, Moscou et l’appareil dirigeant russe sont visés par une série de sanctions économiques. L’Otan accuse en outre la Russie de chercher à déstabiliser l’Occident par des opérations de désinformation.

Les Occidentaux ont toutefois besoin de la Russie pour s’approvisionner en énergies fossiles. C’est également un appui de poids dans les négociations qu’ils conduisent avec Téhéran dans le dossier du programme nucléaire iranien.

(version française Nicolas Delame, édité par Blandine Hénault)

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